Bienvenue !

Comme vous allez bientôt pouvoir le constater, un SEL (Système d’Echange Local) c’est bien plus qu’une association qui échange des objets, services et savoirs. En effet, c’est en plus tout un état d’esprit d’amitié, de solidarité, de partage et de participation bénévole comme le garantissent une charte et un règlement intérieur signés par le nouvel adhérent.

Le “bon esprit” est de mise dans un SEL : finis les “ladi lafé”, les hiérarchies imposées, et l’absence de transparence !

Le SEL peut aussi être un forum permanent d’idées et d’informations qui génèrent l’approfondissement de nos réflexions personnnelles sur des thèmes rarement abordés dans les médias classiques : alimentation saine et végétarisme ; l’humanitaire ; l’agriculture biologique ; l’euthanasie, la mondialisation, les grands problèmes de société  etc… Ce site permettra un échange à partir d’un article proposé, échange qui se prolongera en rubrique forum.

Comme vous pourrez le lire avec l’article Pour une économie alternative et solidaire le SEL est comme une micro-société qui nous permet d’établir par l’échange de vraies relations entre personnes partageant les mêmes valeurs et où l’argent-roi ne soit plus le seul et unique témoin d’une société sans âme – la nôtre – laissant tant de gens au bord du chemin.

Avec REUNiSEL, plus de statut social, plus de cloisonnement par l’âge, plus de différence par le sexe ou le handicap, plus de méfiance de la différence, race, culture, religion… Chacun tend à se faire confiance naturellement et la différence d’avec l’autre est une source d’enrichissement personnel.

Laissez vous donc guider d’article en article et apprenez ainsi à découvrir l’Esprit du SEL…

Et si, comme nous, vous tentiez l’expérience de nous rejoindre en adhérant à votre tour à l’association ? (Qui est rappelons-le, apolitique et laïque, c’est à dire respectueuse des convictions de chacun.)

Le Président de RéuniSEL, Patrice LouaiSEL

A propos du site : “Investig’action” et des “guerres humanitaires”

aires”Aprés la formation de Liliane, je me connecte enfin; il me fallait ce déclic.

Connaissez-vous le site :”investig’action” du journaliste Michel Collon?

Ce journaliste consulte des sources pas utilisées par les médias nationaux; et leur point de vue contredit fortement la version “officielle”.

Les stratèges du Pentagone ont annoncé depuis longtemps la liste des pays à mettre au pas : la Serbie, l’Irak, la Lybie, la Syrie, le Soudan, l’Erythrée, l’Iran.

Comment intervenir dans une guerre contre ces pays ( appelés parfois pays voyous) sans créer trop de vagues parmi la population bien pensante  ? : la guerre humanitaire.

La guerre humanitaire demande une préparation longue et méticuleuse ; il y eut les armes de destruction massive (un peu gros et trop vite démenti) ; il faut trouver mieux ; le président du pays doit être appelé dictateur et être l’auteur de massacres dans son pays.

Pour cela il faut s’appuyer sur des opposants, les enrôler, les encourager et leur promettre une issue merveilleuse. Rien n’empêche de les aider par quelques commandos bien entrainés dans des camps et de les parachuter discrétement au bon endroit, puis les médias se chargent de filmer les exactions et les publie avec passage en boucle.

La-dessus, les gouvernements occidentaux s’affolent et appellent au sauvetage de la population. Des ONG appellent à un couloir sanitaire qui servira bien sûr à passer des armes lourdes pour alimenter la “révolte de la population”.

Ensuite, il faudra capturer le président, mais au tribunal, il risque de parler; il faut donc le faire disparaître.

C’est un bref  résumé du livre de Michel Collon auquel j’ai ajouté la disparition du président. En recevant ce message, on se pose beaucoup de questions sur nos médias officiels publics ou privés.

Je vais essayer de répondre à vos commentaires éventuels.

Le scandale du travail des enfants : l’exemple du BANGLADESH

enfant travaillant seul dans un atelier textile

 

 

 

 

 

 

 

 

petite fille dans un atelier de tissage

 Toute ménagère, en proie à la “fièvre acheteuse” aura remarqué que ces derniers temps le prix de vêtements a plutôt baissé en France. On retrouve des marques bien françaises mais qui pour des raisons d’économies salariales conséquentes ont délocalisé leur production au Bangladesh (2e fournisseur de textiles de France). Pour les français, ce sont des entreprises qui ferment en nombre avec leur cortège de chômeurs.

Ces  emplois “exportés” dans les pays en voie de développement constituent ils une opportunité pour ces population qui vivent dans un extrême pauvreté avec souvent moins d’un Euro par jour pour air vivre la famille ?.

L’émission récente de Vendredi 18 Mai sur France 2, “Cash Investigation” a voulu en savoir plus…

 L’industrie textile constitue 80 % des exportations du Bangladesh et les “petites mains” qui fabriquent nos vêtements sont essentiellement féminines. Officiellement, on annonce 80 000 unités de production. En fait, il y en aurait plus du triple … Toutes de sous-traitance.

Sur les clips publicitaires,, on vous montrera des conditions de travail  idylliques. Pourtant à y voir de plus près la réalité est toute autre.

 Les journalistes de ” Cash Investigation” ont voulu en avoir “le coeur net”.

Ils se sont d’abord heurtés à des refus quand ils ont demandé à visiter les ateliers. Ils vont très vite en comprendre les raisons…

 C’est “déguisés” en acheteurs potentiels spécialisés dans l’habillement au bénéfice d’une grande marque française et en caméra cachée qu’ils ont enfin pu s’introduire dans un de ces ateliers du Bangladesh.

 Dans l’un d’eux, IKEA, cette grande marque nordique, habille ses employés : On y constate des conditions d’exercice insalubres, des horaires scandaleux …

 Dans un autre, c’est notre enseigne MONOPRIX qui est en bout de chaine. Chez ce sous-traitant du Bangladesh, on travaille plus de 60H/semaine …

La journée débute à 8H et à 20H nombreux sont les employés à être encore à leur poste de travail. Alors que la loi interdit de faire travailler des enfants de moins de 14 ans, ils sont nombreux à faire partie du personnel.

 Les journalistes de “Cash Investigation” les ont suivi jusqu’à leur bidonville, cherchant à les interviewer. L’un d’entre eux, 17 ans,  a annoncé 72H de travail hebdo (soit le double du travail autorisé par la loi).  Khadija, 13 ans, vit dans ce même bidonville avec des parents trop malades, malgré leur trentaine, pour travailler. Elle aussi travaille 72H/semaine pour fabriquer shorts et pantalons pour MONOPRIX. Elle se déclare très affligée de ne pouvoir pour ces raisons économiques retrouver ses copines à l’école.

 Retour en France : les journalistes de l’émission demandent à rencontrer le directeur de la communication. Celui-ci les accueille en confiance, affirmant avoir signé un engagement,  une “charte éthique” qui ayant une fois constaté une dérive ont immédiatement arrêté toute production dans l’usine, envoyé un audit, et ont aussitôt retiré les vêtements incriminés des rayons.

Face à la vidéo illustrant les manquements à cette charte, ils ont joué les scandalisés, affirmant qu’ils vont intervenir sur le champ…

 Dans une autre unité de production, les journalistes remarquent le tea-shirt LECLERC : “Nettoyez la nature” fabriqué en 2010.

Les journalistes y remarquent que la moitié des travailleurs ont moins de 15 ans, une dizaine entre 10 et 12… (3 audits-arrivés confidentiellement à la rédaction le prouvent). En raison de leur code d’éthique, ils auraient dû refuser la commande… et 100 000 tea-shirts ont alors été expédiés en France. La campagne publicitaire de cette société affirme ” un commerce éthique, équitable, responsable…” Le patron de Leclerc prétend avoir interrompu depuis toute relation.

 Contactée, une O.N.G locale  a enquêté : un quartier pauvre … au fond d’un hangar surchauffé et mal éclairé des “sableurs” projettent du sable haute pression pour blanchir et vieillir des jeans qui seront vendus ensuite en France. 12H/jour, dans des conditions déplorables, ils sont exposés à la silicose, une infection pulmonaire mortelle. Ils sablent pour le plaisir de nos yeux et satisfaire la mode 500 000 pièces/mois.

 Approche de LINDEX qui détient 400 magasins en Europe du Nord.

Cette société prétend ne pas utiliser le sablage. Mis devant des preuves vidéo en caméra cachée, ils affirment qu’ils vont renforcer les contrôles.

 Chaque semaine, l’O.N.G emmène des malades à “l’Institut National des Maladies Pulmonaires” qui constate un nombre alarmant de sujets victimes de défaillances respiratoires sévères puis cardiaques. Un sableur interviewé dit ne plus pouvoir courir, ni monter des escaliers.

 Un rapport d’audit confidentiel-arrivé confidentiellement sous forme de clé USB à la rédaction de France 2- affirme que le salaire minimal légal n’est pas respecté à 76 % et que le travail des enfants y est important. Il s’agit là de la marque “Zara”, le paradis de la fringue low-cost affichant 5527 boutiques dans le monde entier.

 LINDITEX est censé contrôler avec un système de notation des conditions d’hygiène et d’exercice de A (la meilleure) à D (la plus mauvaise) pour justifier de son label qualité mais surtout de son code d’éthique.

En 2009, un rapport confidentiel démontre que tous les établissements recueillent la note D. Ils ont en fait plus de 2 000 sous-traitants aux conditions d’exercice déplorables (ateliers sombres, problèmes d’hygiène etc…) Nombreux sont les employés qui dorment sur place à même le sol, au pied des machines à coudre.

 LINDITEX France a refusé l’interview de France 2. Les journalistes se sont alors rendu auprès du grand patron à Madrid, en Espagne.

Sa société est pourtant célèbre pour son engagement solennel à lutter contre le travail des enfants. Toujours le même discours d’accueil : ils ont signé une charte d’éthique et de déontologie et s’ils détectent la moindre faille, ils interviennent immédiatement… En fait, l’essentiel de leur production est faite par de multiples sous-traitants sur lesquels ils n’ont aucun contrôle réel possible.

 Rencontre avec SARA France. Sur un rapport de 2009, ils ont constaté que sur leurs 24 fournisseurs, tous avaient la note D, la plus catastrophique : problèmes de salaires, d’horaires, d’hygiène, de travail des enfants…

Ces 24 fournisseurs sous-traitent avec 2000 entreprises… Comment dès lors le contrôler ?

 Cet excellent reportage démontre une fois de plus que malgré les affirmations éthiques des grandes marques- en but à des campagnes  d’information et de dénonciation- la délocalisation dans des pays pauvres sans lois protectrices ni syndicats génère des conditions d’hygiène et d’exercice déplorables, notamment en raison de la multiplication du nombre de sous-traitants- dès lors incontrôlables.

 Consommateurs de ces produits, Nous sommes co-responsables de ces conditions lamentables, et il est de notre devoir d’informer mais surtout de boycotter les entreprises et produits incriminés.

 PL

JOURNEE DU 1ier MAI

Ce mardi 1er mai 2012, journée d’animation de Réunisel sud à Etang Salé, dans le hameau du Maniron, chez Bernard et Marie-Christine qui nous accueillent sous leur grande véranda.

- A partir de 10h arrivent et s’installent progressivement les troqueurs présentant sur des tables ou sur le sol, livres de toutes sortes, petits appareils ménagers, plantes…

- Vers 11h, 19 personnes sont présentes. Tout le monde se rassemble pour une présentation générale du SEL, de ses attentes et de ses offres : un échange sympathique, où les propositions d’activités de bien-être, côtoient les demandes d’apprentissage de bricolage, jardinage, co-voiturage.. échanges de fruits…

- Vers 12h, 3 nouvelles personnes avec des enfants arrivent.

Les estomacs affamés se prononcent alors pour diner avant de commencer les ateliers.

Le repas partagé est pris sous la vaste véranda de la maison dans l’abondance et la bonne humeur : tartes salées, salades variées… vin, cidre. On décide de partager les desserts plus tard dans l’après midi, car l’heure des ateliers est arrivée.

- A 13h passés, plusieurs personnes se rassemblent autour des animateurs d’ateliers :

* l’atelier « fabrication de sels de bains » animé par Laetitia qui demande la somme de 60 GS pour l’animation à partager entre les amateurs apprentis. Elle a mis à disposition les ingrédients nécessaires à leur élaboration et mettra quelques recettes en ligne sur le forum.

* l’atelier peinture à la cire, animé par Thierry, art-thérapeute, qui demande somme de 60 GS à partager entre les participants. Après une mise en condition physique, les artistes sont passés à l’action.

Les ateliers terminés nous avons assisté à la projection d’une conférence de Etienne Chouard professeur de droit et d’économie. Celui-ci expose son point de vue concernant la démocratie Athénienne et le tirage au sort des représentants du peuple. De quoi faire réfléchir !!!

La journée fut riche et variée, et finalement le troc qui devait être la principale activité fut plutôt secondaire.

Nous remercions Marie Christine et Bernard pour leur accueil chaleureux, en espérant que les voitures n’ont pas abîmé leurs tuyaux d’arrosage.

Compte-rendu par Yolande, et Danielle

“Le grand cirque du marketing vert” :”Cash Investigation” : Une émission remarquable de France 2

Vendredi 4 Mai au soir : Après m’être couché tôt pour raisons de programme TV de piètre qualité, je me réveille frais et dispos à…0H 20 … juste à l’heure où débute une émission qui va se révéler tout à fait remarquable sur FRANCE 2. Il s’agit de  “Cash Investigation” et celle-ci va durer près de 2H.

J’appréciais déjà  “Complément d’Enquête”, une émission intéressante mais celle-ci ose aller jusqu’au bout de ses investigations même si incontestablement elle doit considérablement déranger… Combien de temps durera t’elle ? Combien de temps parviendra t’elle encore à déranger les plus grands lobbies de notre temps ?

L’émission commence par une enquête approfondie : « le grand cirque du marketing vert » qui insiste sur le ciblage du « vert » en matière publicitaire dans la plupart des grandes marques d’aujourd’hui.

Des emballages aux bouchons, tout est vert pour tenter de séduire le consommateur …mais plus grave, la plupart des « certifications » sont bidons après enquête approfondie et l’expérience démontre qu’elles ont une indéniable répercussion sur les ventes. Des bouteilles d’eau avec 20 % d’emballage soit disant « bio-dégradable » (en fait seulement 10% sur un emballage qui mettra plusieurs siècles à disparaitre polluant pendant tout ce temps-là l’environnement terrestre et maritîme.), jusqu’à la « banque verte » qui pour montrer son engagement écologique signalée dans ses pubs, finance des projets en fait terriblement polluants la classant parmi « les derniers de la classe » en termes d’énergie propre après une fine analyse des « Amis de la Terre ».

Au cours de l’émission, l’équipe de « Cash Investigation » s’est arrêtée sur le cas du Crédit Agricole. Régulièrement surnommée « la banque verte », cette entreprise française se réclame du « Green Banking » dans une campagne publicitaire mondiale incarnée par Sean Connery depuis fin 2009. Pourtant, « Cash Investigation » révèle que la banque continue d’investir massivement dans les énergies fossiles. Outre une plate-forme pétrolière au Groenland, la banque participerait aux financements d’usines ayant recourt au sable bitumineux et au charbon.

Dans sa communication, le Crédit Agricole se réclame pourtant du soutien de la prestigieuse organisation non gouvernementale au Panda : WWF, avec qui elle a conclu un partenariat en 2010 rapportant 400.000 euros par an à l’ONG. Un paradoxe qui a logiquement alerté la rédaction du magazine, qui a alors demandé des explications au patron de WWF. Mise devant ses contradictions, la direction de l’ONG a décidé d’interrompre brutalement l’interview menée par Elise Lucet.

WWF a porté plainte devant le juge des référés pour obtenir la communication de l’émission et l’interdiction de la diffusion de l’interview. Finalement, la Justice a donné raison à France 2.

Mis devant leurs contradictions, les responsables de ces grands groupes font en général ceux qui ne sont pas au courant et promettent une enquête qui 6 mois après n’a toujours pas commencé. Un site gabonais exploité par Aréva, (un des champions du nucléaire et de l’exploitation de mines d’uranium) garde par exemple, après plusieurs décennies d’ exploitation un taux de radio-activité considérable (relevé par compteur geiger) dans les villages avoisinants générant de multiples atteintes de santé (comme des infections pulmonaires à répétition…) selon l’association humanitaire « Médecins du Monde » chez les enfants habitant dans les villages avoisinants de ces lieux pollués.

2e enquête sur l’industrie du tabac : Un biologiste de talent est embauché par une des premiers tabagistes américains pour soi-disant fabriquer une cigarette plus « écologique » :

Scrupuleusement honnête, celui-ci dénonce le caractère addictif de la nicotine, se fait licencier puis menacer personnellement s’il parle, jusqu’à ses propres enfants. Aujourd’hui, il ne se déplace qu’armé en permanence, ne touche que 10 % de ses émoluments antérieurs mais s’acharne toujours à faire des conférences dans les collèges sur les dangers de dépendance induits par la nicotine.

2 exemples parmi tant d’autres du pouvoir des lobbies industriels, de l’inefficacité des organismes de contrôle …mais en toute certitude, malgré l’heure tardive, une émission de grande qualité à ne surtout pas rater…

A Vendredi prochain sur France 2…

Patrice LOUAISEL

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