Le troc est la forme d’échange la plus ancienne qui soit, et a longtemps été le seul moyen d’échanges entre les peuples, bien avant d’être supplantée par l’échange monétaire.

S’ils furent minimes au paléolithique, les échanges s’intensifièrent au néolithique avec l’apparition de l’agriculture et de l’élevage, les hommes écoulaient alors leur surplus en échange d’une autre marchandise.

Le trafic évolua rapidement, ainsi on retrouve les traces d’un commerce de l’ambre jaune des pays baltes jusqu’au bassin méditerranéen.

Quant aux Phéniciens (Ve siècle avant JC), grands voyageurs et commerçants, Hérodote nous raconte : « Lorsqu’ils ont débarqué leurs marchandises, ils les déposent en rang le long de la grève, se rembarquent sur leurs vaisseaux, et font de la fumée. Les indigènes, voyant cette fumée, se rendent au bord de la mer, déposent de l’or qu’ils offrent en échange de la cargaison, et s’en retournent à distance. Les Carthaginois débarquent, examinent l’or ; s’il leur paraît équivaloir à la cargaison, ils l’enlèvent et s’en vont ; s’il ne leur paraît pas équivalent, ils remontent sur leurs vaisseaux et s’y tiennent. Les indigènes s’approchent et ajoutent l’or à ce qu’ils avaient déposé, jusqu’à ce qu’ils les aient satisfaits. Ni l’une ni l’autre des parties, disent les Carthaginois, ne fraudent. »

De grandes civilisations organisées perdurèrent ainsi grâce au troc durant des siècles.

Généralement, le troc s’affinait et pour faciliter les échanges, l’homme se basait rapidement sur un étalon reconnu par tous comme pièce d’échange : c’est l’apparition de la « monnaie primitive » : bétail dans la Rome Antique (le mot « pecuniaire » vient d’ailleurs du latin pecus, bétail) ; nourriture (épices, céréales) dans l’Antiquité.

Mais le troc ne fut pas que l’occasion d’échanges éthiques. C’est au XVIe siècle que commença le commerce triangulaire basé sur l’échange d’esclaves noirs de Guinée contre des armes et de la verrerie…

Autre expérience, dans un texte de 1874, le lieutenant Cameron qui explora le continent africain, raconte comment il put se procurer une barque : « L’homme de Saïd voulait être payé en ivoire et je n’en avais pas. On vint me dire que Ibn Selib avait de l’ivoire et qu’il désirait de l’étoffe ; malheureusement je n’avais pas plus de l’un que de l’autre, cela ne m’avançait pas beaucoup. Mais Ibn Guerib qui avait de l’étoffe manquait de fil métallique dont j’étais largement pourvu fr-libido.com. Je donnai donc à celui-ci le montant de la somme en fil de cuivre ; il me paya en étoffe que je passai à Ibn Selib ; celui-ci en donna l’équivalent en ivoire à l’agent de Saïd… et j’eus la barque ! »

Pour autant la première « vraie » monnaie remonte à loin, ce fut le cauris, un petit coquillage de l’océan indien, utilisé en Chine tout d’abord (1000 avant JC), puis adopté en Asie du Sud-est, puis en Afrique.

Aujourd’hui le troc n’a pas complètement disparu. Il fait même un retour en force en périodes de crises. Bourses aux plantes, réseaux communautaires, Swap…

Pour en savoir plus : Troc sur Wikipédia ; Monnaie sur Wikipédia.

La publication a un commentaire

  1. sarra

    je veux un petit definition l’echange commercial

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