Sentier Dassy – Coteau sec et retour.

Cela fait du bien de « tomber le masque » pour une partie de jambes à terre sur le sentier Dassy.

Pour l’occasion, Suzette nous avait concocté ce dimanche 30 août un « petit » menu avec en entrée le Sentier Dassy direction Entre-Deux suivie d’un plat de résistance, le bien nommé Coteau Sec, complété par un dessert rafraîchissant au Bras de la Plaine, avant de trinquer dans la remontée menant au point de départ.

Le temps avait lancé une grande nappe bleue dans le ciel et la poussière du sentier dansait au rythme des  marcheurs dans l’éclat sombre des pierres. Pas de longose en vue, mais des chocas, piés de jak, letchis, longanis, zavokas marons aussi.

Sur l’Entre-Deux les fleurs encapuchonnaient l’engeance fruitière. Si l’impondérable prend la quarantaine perpétuelle, la promesse des fruits sera largement tenue… décembre approche à grands pas.

Dans ce petit village pimpant, nous avons aimé l’atmosphère particulière, les charmantes cases créoles, bien sûr, la belle santé des plantes. Certains d’entre nous, par prudence, avaient séché Coteau Sec, préférant nous attendre à l’arboretum en face de l’Office du Tourisme.

Il faut dire que ça grimpe grave, à tel point que Patrick parlait de « Coteau raide ». Quelques magnifiques points de vue nous ont heureusement consolés dans cette boucle assez ardue.

De retour à l’arboretum, un bon pique-nique tiré du sac nous a permis de souffler un peu, respirer le bon air tant parcimonieusement accordé par ces temps de grande virulence.

De nouveau, nous voilà sur les sentiers en direction de la passerelle où Claire, dotée d’une patience de merle Maurice, nous avait donné rendez-vous.

A la rivière toute proche, les enfants ont profité de l’eau fraîche pour faire provision d’énergie. Pour ma part je me suis contenté d’un bon petit bain de pieds, mes orteils criaient misère.

Le temps avait retiré sa nappe bleue, installant un coton moucheté. Restait plus qu’a rejoindre le début du Sentier Dassy. Nous avons devisé en chemin, faisant plus ample connaissance avec Frédéric et Georgia, agréables personnes et potentiels sélistes. Les enfants caracolaient aux avant-postes, « tirés » par un royal bourbon adorable.

La fin du parcours voyait le podomètre de Patrick afficher 21 km. Nous avons joyeusement survécu. Tout le monde avait le sourire.

Merci Suzette, merci zot tout’.

A quand la prochaine ?

Jean Michel