You are currently viewing Tout au long du Bras des Lianes (31/03/2019)

Ce dimanche 31 mars sous la conduite d’Eliane, nous avons longé la berge ouest de la Rivière du Mât (côté usine Bourbon Plastique) en direction du Bassin de La Mer.
Par chance, le temps, très clément, nous a épargnés la gadoue et les risques de chutes.

Nous avons donc profité de l’en-vert du décor. Ici, la pierre a depuis longtemps noué de sacrées relations avec le monde végétal et c’est un régal de fouler tantôt la traînasse, tantôt le dur basalte parfois traître aux chevilles distraites .

Dés les premiers pas, les bananier-fleurs nous ouvrent le chemin, le cou bien droit, l’allure fière. Des cuves anciennes, vestiges d’une très ancienne usine sucrière, apparemment accrochent l’espace, ici et là. Le sentier appelle nos pas, en douceur et nous avançons à la queue leu-leu, l’oeil en maraude et les oreilles  » en pointe ».

Un peu plus loin, nous arrivons dans un environnement plus dense, plus « physique ».
L’eau, omniprésente, amène la mousse et le longose, la fougère et la liane; le galabert chante à tue-tête, le bambou craque à merveille pour nous souhaiter le bonjour.

J’ai vu, de mes yeux vu, un jamerosa étreindre amoureusement un rocher moussu.

Nous cheminons sans forcer dans une nature pleine de ressources et de trouvailles dans leur course vers la lumière. Un grand pan de falaise a été investi depuis longtemps par une assemblée de lianes et de fougères et cela donne l’impression d’un rideau posé délicatement sur la nudité de la pierre. Tout en bas, le bras des Lianes serpente léger dans le rire des enfants qui chahutent l’eau à grands coups de cailloux lancés à bout de bras.

Les oiseaux nous accompagnent discrètement dans notre marche précautionneuse et attentive. Pierre a « tombé la chemise » car ça commence à chauffer au fur et à mesure que le soleil « grafine »; France a mouillé la sienne, de la plus belle façon.

Nous n ‘avons pas vu de cascade, pourtant nous en étions assez proches, mais le temps avait pris quelque longueur sur nos prévisions, il fallait faire demi-tour retrouver le reste des Sélistes abrités sous le kiosque.

A ce propos une petite parenthèse pour remercier les Plantaroze et Patrick Aujoulat venus à l’ouverture (6h) pour réserver le kiosque et installer le calicot Réunisel.

Il nous manquait quand même le contact physique avec l’élément liquide. Aussi Quelques-uns d’entre nous, profitant de la douceur pré-vespérale, au terme d’une journée bien remplie, avons pris le temps d’aller tremper nos pieds dans l’eau fraîche tout en devisant tranquille.

Nous étions sereins et heureux d’être là, tout simplement. Le bonheur est fait de tous ces petits riens et ça n’a pas de prix.

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